Les médias numériques ont pris une place grandissante dans la vie de la plupart d’entre nous, mais aussi des jeunes, au point que cette situation est devenue problématique. Nous avons décidé d’y consacrer une réflexion approfondie, via deux publications, ainsi qu’une conférence, planifiée en novembre.

Bien que traité en abondance, le sujet semble inépuisable. Lorsqu’on écoute les parents partager leurs difficultés en matière d’éducation, cette thématique caracole en tête. Ils naviguent entre le souci de bien faire et la culpabilité de mal s’y prendre pour encadrer l’activité. La plupart aspirent à ce que des experts émettent des recommandations et que les autorités définissent des normes d’usage claires vis-à-vis de ces appareils d’une nouvelle ère. À partir de quel âge peuvent-ils être utilisés ? Quelle durée quotidiennement ?  Existe-t-il un lien entre les jeux vidéo et le fait d’être violent ? Faut-il interdire ?

Trois courants de pensée dominent en la matière. L’un prône que l’enfant doit absolument être préservé des médias digitaux, lui défendant jusqu’à la vue même d’un écran pour lui éviter de développer une éventuelle addiction. L’autre au contraire recommande que l’enfant s’approprie ces objets du futur en les pratiquant précocement afin d’être capable de s’adapter au monde digital qui sera le sien. On devine que le marketing de la branche excelle pour renforcer la crédibilité de cette mouvance. Le troisième se situe à cheval des deux premiers, en préconisant une gestion accompagnée qui intègre les dangers tout en apprivoisant le potentiel de ces outils en constante transformation. Plus facile à dire qu’à faire.  

Niels Weber, qui partagera son expertise dans le cadre de notre conférence prévue le 7 novembre, est psychothérapeute et spécialiste du domaine. A la question « est-ce que l’écran est bon ou mauvais ? », il répond que l’enfant a d’ores et déjà intégré que l’écran n’était pas bon pour lui et qu’il était préférable de ne pas en parler. Une sorte de tabou s’est insinué, nuisant au nécessaire dialogue entre parents et enfants. Il a cependant des pistes très concrètes pour aider les adultes à sortir de l’impuissance et adopter un rôle responsable, sans culpabilité. Une soirée à ne pas manquer.
André Burgdorfer, directeur
L'ECHO de la fontanelle

Écho n° 67/Médias numériques, entre amour et haine picture_as_pdf

Écho n° 66/La gestion des écrans, thématique inépuisable picture_as_pdf

Écho n° 65/Genre masculin, qui suis-je en 2022 picture_as_pdf

Écho n° 64/Réflexion sur la masculinité picture_as_pdf

Écho n° 63/Face à une situation d’abus sexuel picture_as_pdf

Écho n° 62/20 ans du Foyer filles, partage d’expériences picture_as_pdf

Écho n° 61/Justice traditionnelle et/ou restaurative picture_as_pdf

Écho n° 60/L’accueil aux foyers en période Covid picture_as_pdf

Écho n° 59/Adopter une approche holistique de la santé picture_as_pdf

Écho n° 58/Alimentation et maladies mentales picture_as_pdf

Écho n° 57/S’adapter à la génération « moi je » picture_as_pdf

Écho n° 56/La famille 3.0, point de situation picture_as_pdf

Écho n° 55/Soutien aux familles en difficulté picture_as_pdf

Écho n° 54/Cycle de conférences pour le 30e anniversaire de La Fontanelle picture_as_pdf

Écho n° 53/Partage de connaissances à l’occasion du 30e anniversaire picture_as_pdf

Écho n° 52/Troubles du comportement et médication picture_as_pdf

Écho n° 51/S’adapter à la nouvelle génération picture_as_pdf

Écho n° 50/Mieux comprendre la nouvelle génération picture_as_pdf

Écho n° 49/Quels rôles jouent les fêtes traditionnelles picture_as_pdf

Écho n° 48/Les tracas du tabac picture_as_pdf

Écho n° 47/Les étapes de l’insertion picture_as_pdf

Écho n° 46/Éducation et psychiatrie picture_as_pdf

Écho n° 45/Rôle des aventures éducatives picture_as_pdf

Écho n° 44/Coup de projecteur sur la jeunesse d’hier et de demain picture_as_pdf

Écho n° 43/La vie aux foyers, témoignages picture_as_pdf