Edito paru dans l'Echo de août 2021

C’est en juillet 2001 que La Fontanelle démarrait l’accueil des filles dans un foyer dédié. Pour célébrer ce vingtième anniversaire, cette édition leur est consacrée. Il n’est cependant pas tout à fait exact de dire que la prise en charge des filles a commencé à cette époque puisqu’au commencement des activités, en 1983, adolescentes et adolescents étaient acceptés.

Cette année, La Fontanelle fête les vingt ans du foyer des filles à Vérossaz.

L’institution avait alors choisi de proposer un lieu d’accueil non mixte afin d’offrir un accompagnement ajusté aux besoins et contraintes vécues par les adolescentes. Alors que de nombreux foyers en Suisse romande ont introduit la mixité durant cette période, nous sommes restés convaincus que cette proposition présente un réel intérêt pour des jeunes qui ont besoin de se repositionner dans leur féminité.

L’apparence est encore fortement soumise au dictat de la publicité, de l’industrie et de l’art.

Des représentations hypersexuées et truquées finissent par positionner le corps de la femme comme un objet de désir. Ce phénomène a été singulièrement amplifié par les réseaux sociaux ces vingt dernières années et continue d’exercer une forte pression sur les adolescentes.

L’expérience acquise en vingt ans d’accompagnement dédié aux filles, la complexité des situations rencontrées et l’expertise développée à travers la résolution des problèmes place La Fontanelle parmi les institutions expertes dans la prise en charge d’adolescentes en difficulté.

Partage de connaissances avec Anne-Marie Cajeux, responsable du foyer de Vérossaz depuis 2005.

 La justice restaurative, une alternative ou un complément à la justice pénale.

La justice restaurative peine à s’imposer en Suisse, alors qu’elle est inscrite dans la loi de plusieurs pays d’Europe qui y font couramment appel.

D’abord sceptique…

« Une négociation de la sanction, ce serait trop facile! »… « Hmm.. il s’agit d’une médiation, pas d’une négociation ! » « Oui, enfin, c’est pareil ; de toute manière, faut pas être naïf non plus ; si un auteur de délit fait cette démarche, c’est bien qu’il cherche à gagner quelque chose, à réduire sa peine… Et comment imaginer qu’un trauma comme un viol puisse être réparé, c’est presque inhumain de penser cela… »

La justice restaurative ne bénéficie pas encore d’un cadre législatif

La médiation restauratrice est un outil complémentaire à la justice traditionnelle, utilisé largement dans de nombreux pays européens.

La Belgique est la figure de proue de la justice restaurative en Europe. 

Comment la démarche a-t-elle été instaurée dans ce pays et comment expliquer son succès ? Quelques éléments de réponse avec Antonio Buonatesta, directeur de Mediante, l’association agréée pour mener des médiations restauratrices dans tous les arrondissements judiciaires francophones de Belgique.

Je ne te voyais pas, un film suisse qui raconte la rencontre de victimes et d’auteurs de délits, réalisé par François Kohler •

Il défend l’idée que la justice traditionnelle ne permet pas de réparer et n’évite pas de récidiver • Elle se déploie dans un décorum où l’on rejoue la scène du délit avec l’idée de la sanction plutôt que de la réparation.

Roland s’en va prendre une retraite bien méritée

Arrivé il y a vingt-sept ans à La Fontanelle, Roland Abbet a pris la responsabilité de l’entreprise sociale et développé l’atelier bois ainsi que les travaux manuels proposés aux résidents. C’était en 1993.

Edito paru dans l'Echo de août 2020

« Résultat négatif » m’informe le médecin qui venait de tester un de nos jeunes quelques heures plus tôt. « Heureusement, car sinon, nous aurions passé une vilaine soirée … » me dit-il encore.

Entre anticipation, écoute et solidarité

La Covid-19 a mis au défi les instances cantonales chargées de soutenir et surveiller la prise en charge des jeunes en difficulté dans les institutions. Elle a aussi révélé une grande force d’adaptation des structures d’accueil. Comment les autorités ont-elles géré cette crise ?

Un quotidien doublement incertain

Alors que la plupart des gens se sont confinés à domicile sur la recommandation des autorités fédérales, les mesures de placement ont été maintenues pour les garçons et les filles accueilli·e·s par La Fontanelle. Privé·e·s de visites dans la famille, limité·e·s dans leur liberté de mouvement, contraint·e·s à respecter des mesures de protection à l’égard des éducateur·trice·s et des autres jeunes, chacun·e a dû composer avec l’inconnu au quotidien.

Les jeunes mettent la main à la terre

Lorsqu’un jeune commence à stagner au foyer, il est souvent profitable de l’amener à prendre du recul sur sa situation. C’est dans cet objectif que le programme agro a été développé avec des agriculteurs et agricultrices de  Suisse  romande.

Retour sur des journées d'entre-aide pédagogiques

Dans  l’élan  de  solidarité  provoqué  par  la  pandémie  et  afin  de  briser  la  routine  au  foyer  garçons,  la  fontanelle a mis en place des journées Solidarité. « Le semi­confinement  a  été  très  difficile  à  comprendre,  les   jeunes   avaient   l’impression   qu’on   les   privait   de  liberté...

Entretenir une relation de qualité malgré le confinement

Durant  la  période de semi-confinement,  certain·e·s adolescent·e·s ont eu la  sensation d’être lâché·e·s par les organismes sociaux qui ont fermé les uns après les autres ou ont fortement réduit leur  activité.  Les  situations  avec mesure d’accompagnement ambulatoire ont été suivies avec moins d’attention, voire plus du tout.

Nouvelle orientation de l'offre à La Fontanelle

Après trois ans passés à La Fontanelle comme éducatrice, puis douze ans comme art-thérapeute orientée art plastique, Adrienne Chollet-Stettler se lance dans une nouvelle aventure professionnelle. Très appréciée pour son engagement et la finesse de son approche auprès des jeunes, elle a travaillé avec les garçons, mais surtout avec les filles, selon les besoins qui se sont manifestés au fil des ans.

Edito paru dans l'Echo de décembre 2019

Les scientifiques invités à présenter le résultat de leurs recherches lors de la conférence annuelle de La Fontanelle ont fait la démonstration que le sucre et l’alimentation ultra-transformée jouent un rôle important dans l’augmentation des maladies chroniques.

 Manger vrai, ensemble et bouger

Pour sa conférence annuelle, La Fontanelle a convié deux spécialistes à exposer leurs points de vue sur l’alimentation et ses effets sur les comportements. Anthony Fardet, chercheur à l’INRA, et Benjamin Boutrel, chercheur au CHUV, ont présenté le résultat de leurs recherches dans le domaine.

 Point de vu d'Isabelle Moncada

Est-il nécessaire de présenter Isabelle Moncada ? Aux commandes du magazine santé de la RTS 36,9, qu’elle a lancé en 2006, elle est motivée par le désir de donner des clés aux gens pour qu’ils puissent décider librement. Sa carrière a débuté à Radio Lac alors qu’elle faisait ses études en sciences politiques. Elle s’est poursuivie à la Radio Romande, puis à la Télévision Suisse Romande en 1995.

 

 Les repas proposés dans les foyers sont-ils encore adaptés ?

À l’instar de La Fontanelle, le monde éducatif découvre avec stupeur le lien entre l’alimentation et les troubles du comportement. La problématique est récente, innovatrice, dérangeante, car elle remet en question l’approche éducative à différents niveaux.

 Interview de Valérie Stackelberg

Valérie Stackelberg est nutrithérapeute, passionnée par les intestins, notre « deuxième cerveau ». La praticienne établie à Nyon étudie et expérimente depuis longtemps les conséquences de la malbouffe sur le corps et le cerveau, aujourd’hui démontrées scientifiquement. Si la situation est alarmante, elle n’est pas inéluctable. Bien se nourrir requiert toutefois une bonne dose de résolution et de caractère…

 Nouvelle session du Programme Oxygène

Variation parmi les prestations de La Fontanelle, le Programme Oxygène propose un accompagnement des jeunes en difficulté dans le cadre de modules courts, de deux à quatre jours, clôturés par une aventure en nature d’environ trois semaines. Cette expérience à la fois individuelle et collective permet de nouveaux apprentissages qui aident à prendre confiance en soi et à mieux vivre avec les autres.

 Edito paru dans l'Echo de août 2019

Notre nourriture aurait-elle une influence sur notre humeur et nos comportements ? Si c’est le cas, passons-nous à côté d’un levier essentiel pour aider certains de nos jeunes rongés par l’anxiété et atteints de dépression à sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvent ? Depuis plus de deux ans maintenant, plusieurs signaux ont attiré mon attention sur ce sujet. D’abord Isabelle Filliozat, psychothérapeute renommée dans l’éducation, m’avait soufflé lors de la conférence organisée par La Fontanelle...

 Le régime alimentaire des jeunes peut-il avoir un effet sur leur santé mentale ?

On ne cesse de le répéter, manger équilibré et varié est bon pour la santé. La plupart d’entre nous avons entendu parler des effets d’un régime alimentaire inadapté sur la santé physique, caries dentaires, surpoids, obésité, diabète et autres maladies chroniques, mais nous pensons généralement que ces pathologies affectent des personnes d’un certain âge. Or, ces maladies sont de plus en plus fréquemment diagnostiquées chez les jeunes et un grand nombre de professionnels en contact avec des adolescentes et adolescents tirent la sonnette d’alarme.

 L'appréciation de la Fédération romande des consommateurs

Les jeunes mangent mal. Ou du moins c’est l’image un peu caricaturale que l’on se fait d’eux. Selon une étude de la Fédération romande des consommateurs (FRC) menée en 2010 sur un peu plus de cent adolescents, la plupart d’entre eux sont conscients de l’importance d’une nourriture saine. Toutefois, les nombreuses tentations et un budget limité ont tendance à favoriser de mauvaises habitudes alimentaires.

Le foyer garçons a trouvé sa nouvelle responsable en la personne de Mouna Gay-Balmaz. L'arrivée de cette éducatrice au parcours atypique conclut une période de transition qui a permis à La Fontanelle de développer son soutien aux parents.

Edito paru dans l'Echo de décembre 2018

Chez les jeunes en difficulté que nous accueillons, l’égocentrisme croissant observé dans la société se traduit par une redoutable capacité à manipuler pour servir leurs besoins. Assez lucides par rapport à leur mal-être et dotés d’une intelligence relationnelle remarquable, ils développent d’impressionnantes stratégies pour que leurs proches et les professionnels de l’éducation qui les entourent les rassurent, les nourrissent affectivement et continuent à les porter.

L'égocentrisme est-il une nouvelle caractéristique de l'adolescence ?

On le sait, l’adolescence s’accompagne de grands chambardements. Quand cela tourne à l’égocentrisme, bien des pères et des mères sont décontenancés. Constater que son enfant passe la plupart de son temps enfermé dans sa chambre ou les yeux rivés sur son smartphone, indifférent à son entourage et réfractaire à toute proposition d’activités collectives, est déstabilisant.

Renforcement du soutien à la parentalité

Créer un lien et accompagner les pères et les mères des jeunes accueillis par l’institution fait partie des priorités de La Fontanelle. Car l’adolescence est une période de transition difficile à gérer pour les parents. Alors qu’ils avaient été habitués à être mis sur un piédestal par des enfants qui appréciaient leurs signes de tendresse et ne contestaient pas leur autorité, les changements d’attitude manifestés à l’adolescence déstabilisent la plupart d’entre eux.

Améliorer l’image de soi à travers l’entraide:

L’idée est née il y a un peu plus de dix ans, après une expérience avec les jeunes de La Fontanelle. Durant une semaine, ils avaient accompagné des enfants en situation de handicap dans diverses activités sportives.

Une rupture pour garder le lien

Il arrive un moment où le jeune peut avoir besoin de se distancer du foyer et de sa dynamique. Les séjours de rupture dans un chalet d’alpage ou sous forme de séjour itinérant organisés par le secteur des Séjours de Rupture de la Fondation de Fribourg pour la Jeunesse (FFJ) sont là pour ça.

Le théâtre pour s’ouvrir à soi et aux autres:

Éducatrice et comédienne, Malika Friche est convaincue de l’intérêt du théâtre comme outil pédagogique. Sous son impulsion, un projet pilote a réuni en 2017 le Foyer de Salvan et le Théâtre du Crochetan à Monthey. 

Certaines situations de blocage obligent à sortir des sentiers institutionnels. Pour conjurer un rapport de force devenu stérile avec une adolescente et lui permettre de prendre de la distance, le Centre pédagogique des Billodes, au Locle, a cherché une solution alternative, suffisamment attractive, pour l’accrocher et l’aider à évoluer.

La voile comme école de vie:

« La navigation est une activité exigeante qui oblige à arrêter de se regarder pour considérer les autres ». Pour Pietro Godenzi, directeur du programme Jeunes en mer de l’association genevoise Pacifique, la mer est une formidable école de vie dédiée au faire-ensemble.

Accueil au sein de familles paysannes pour se décentrer:

Prestation certifiée de Caritas Suisse, Caritas Placement Familial (CPF) propose un placement dans une famille paysanne, à travers lequel le jeune en difficulté est plongé dans un monde pratique qui va lui faire découvrir la vie au contact de la terre et des animaux.

Le cheval comme médiateur de thérapie:

Il peut paraitre étonnant de faire jouer à un animal le rôle de médiateur, pour aider des jeunes en difficulté de s’ouvrir aux autres… Or, c’est l’un des multiples effets bénéfiques que bon nombre de professionnels diplômés en thérapie avec le cheval ont pu vérifier.

Partir loin, longtemps et se mettre en action

Prendre son envol et atterrir dans un autre univers. Au bout d’une piste caillouteuse, à l'écart d’un village reculé du Maroc, se trouve un lieu de vie pour adolescents en grave désaffiliation sociale ou familiale. 

La société moderne a favorisé l’émergence de l’individualisme qui, au sens philosophique, est l’affirmation de l’individu comme un principe et comme une valeur. En devenant parents et en endossant la responsabilité de mener notre progéniture à l’âge adulte, nous déployons désormais beaucoup d’énergie pour mettre en place un cadre épanouissant et négocié, où la parole de l’enfant est prise en compte.

Mai 68, c’était il y a cinquante ans ! On a beaucoup parlé de ce virage sociétal à l’occasion de son jubilé, et vous avez probablement entendu et vu quelques rétrospectives sur le sujet. Elles ont remis en lumière une époque où les priorités collectives prévalaient sur les besoins individuels, faisant souffrir des individualités oppressées. Cette sensation d’étouffement avait porté la lutte pour la libération, dans un contexte où l’augmentation de la productivité autorisait pour la première fois de remettre en question le temps dédié au travail. Échapper à la machine à produire et à consommer pour trouver des raisons motivantes de vivre allait devenir une priorité.

La priorité faite à la réalisation de nos besoins personnelles a-t-elle son revers?

L’individualisme conduit-il à une perte de sens? Dans son travail d’aide à l’insertion, La Fontanelle a eu maintes fois l’occasion de relever une souffrance intérieure diffuse chez les filles et les garçons qu’elle accompagne. Elle est souvent liée au manque de sens à donner à leurs décisions, à leurs engagements et à leurs actes.

Programme Oxygène, premier point de situation

Depuis janvier, La Fontanelle propose une nouvelle mesure, sous la forme d’un accompagnement ambulatoire familial de type systémique, pour aider les jeunes en difficulté et leurs familles à sortir de la spirale de souffrance et d’échecs dans laquelle ils sont plongés. Esther Larios, cheville ouvrière du projet, nous fait part de ses impressions après la première session.

Edito paru dans l'Echo de décembre 2017

Chaque parent sait que son enfant va se transformer durant l’adolescence. Mais a-t-il conscience que sa parentalité est appelée à évoluer à cette même période ? On n’apprend pas le métier de parent, on s’y exerce au contact de son enfant. Lorsqu’il est tout petit, on intègre son besoin de soin et de protection...

La grande majorité des bébés qui viennent au monde dans notre société occidentale ont été désirés et planiés. Leur arrivée vient combler, en quelque sorte, une envie d’enfants. Une envie de bonheur également, qui entraîne un changement radical du statut et du positionnement des parents. Car père et mère vont tout mettre en œuvre pour rendre leur progéniture heureuse, quitte à se surmener. Un jour, l’enfance cède la place à l’adolescence, le jeune va entreprendre de s’envoler. Le décollage est loin d’être facile...

Le passage à l’adolescence n’est facile pour personne, ni pour les parents ni pour les adolescents. Durant cette période souvent conflictuelle, les parents s’interrogent sur leur manière de faire avec leur enfant en pleine mutation biologique et psychologique. Ils ont l’impression de subir la situation sans pouvoir d’action. Dans le cadre de l’Association Couple et Famille, qu’elle codirige en tandem, la thérapeute de famille et conseillère conjugale, Monika Ducret propose des consultations familiales ou parentales. Elle aborde avec nous les observations sur l’adolescence issues de sa pratique.

Responsable du Centre de Thérapie Brève de Lausanne, Guillaume Delannoy aborde avec nous la méthode adoptée à l’Institut Gregory Bateson, centrée sur une vision interactionnelle des problèmes, et comment elle permet d’envisager les rapports parfois conflictuels entre parent(s) et adolescent(s).

Idées noires, accablement, déprime, coup de blues … Souvent passagers, ces comportements peuvent aussi exprimer un mal-être profond chez des jeunes plus fragiles et conduire à la dépression. Des difficultés scolaires, des relations conflictuelles ou une rupture amoureuse sont parfois les déclencheurs de conduites à risque comme la pratique de jeux dangereux, l’usage de drogues, la consommation excessive d’alcool, l’automutilation, voire la tentative de suicide. Dans l’urgence, on a recours à la médication pour contrôler la situation, cependant, il s’agit de ne pas sous-estimer la souffrance exprimée. Quelle alternative thérapeutique proposer?

Chaque parent d’adolescent ou d’adolescente a eu l’occasion de s’en rendre compte. Leur enfant vit d’importants changements physiques accompagnés d’un bouleversement hormonal perturbant. Il a tendance à être émotif, s’interroge sur le sens de la vie et se lance de façon inconsciente dans toutes sortes d’aventures.

Le temps où l’on qualifiait l’adolescence d’âge bête n’est pas si éloigné. La prise de risque inconsidérée, la quête de sensations fortes, les attitudes agressives, y compris à l’égard de ses propres parents, sont des comportements observés chez les jeunes et qui sont généralement mal compris par les adultes. Mais sait-on ce qui se passe dans leur cerveau?

"Est-ce la faute des parents?" 

me demande-t-on souvent lorsque j'explique la situation compliquée dans laquelle se trouvent les jeunes accueillis à La Fontanelle. Ni oui, ni non. La responsabilité de chacun des parents est bien sûr engagée dans le devenir de l’enfant. Mais celle des proches également, de l’entourage, de la société toute entière.

En 2017, La Fontanelle organise cinq conférences tout public, complétées par cinq journées expérimentales à l’attention de parents d’adolescents, proposées de Genève à Martigny, en passant par Fribourg, Neuchâtel et Lausanne ! Mais quelle mouche les pique?

La pharmacologie au service du mal-être des jeunes.

Plus anxieux, plus peureux et plus casaniers qu’auparavant, les jeunes que nous accueillons à La Fontanelle prennent plus souvent des médicaments. Ils demandent plus d’attention, de soin, d’écoute et gèrent mal la frustration. Quelques années ont suffi pour confirmer cette tendance. Que s’est-il passé? Faisons-nous face à une nouvelle maladie?

Entretien avec le Dr Holzer paru dans l'Echo d'août 2016.

De nombreux préjugés existent au sujet des médicaments et des maladies mentales chez les jeunes. Le Dr Laurent Holzer, pédopsychiatre et médecin adjoint au Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à Lausanne, a accepté de nous apporter son éclairage.

Dossier: Troubles du comportement et médication

À l’adolescence rien n’est encore figé. Comment éviter que les souffrances des jeunes atteints de troubles psychiques conduisent à la rupture, à l’exclusion scolaire, familiale ou sociale? Outre un traitement médical et thérapeutique, les professionnels de la santé préconisent dans certaines situations une prise en charge éducative.

Dossier: Troubles du comportement et médication

Entretien avec la Dresse Otilia Secara, médecin adjointe à la Chrysalide, Hôpital de Marsens (FR), ayant accompagné Céline sur le chemin de l’institution.

« Lorsqu’il est nécessaire, le placement en foyer éducatif suit l’hospitalisation psychiatrique.Celle-ci peut aussi s’imposer en cours de placement, la plupart du temps lors d’une situation aiguë(...)"

Dossier: Troubles du comportement et médication

Alors que par le passé, l’éducation privilégiait l’adaptation au monde extérieur, elle valorise aujourd’hui l’écoute et la compréhension des besoins, dans un contexte qui a notoirement changé.

Dossier complet paru dans l'Echo de décembre 2015

La conférence sur le thème «Mieux comprendre la nouvelle génération» ayant suscité un vif intérêt, La Fontanelle a cherché à approfondir la question en réunissant à nouveau les consultants et formateurs, Antonia Bachero et Pierre Trivero, pour trouver des pistes concrètes au quotidien lorsque les méthodes d’éducation traditionnelles ne fonctionnent plus aussi bien.

Dossier complet paru dans l'Echo de juin 2014

La revue biannuelle de l’institution ouvre le débat sur la problématique de la cigarette. Le dossier explique les options testées dans différents foyers et donne la parole aux médecins et aux spécialistes.

Dossier complet paru dans l'Echo de juin 2015

Vifs, puissants psychologiquement, hyperconnectés, les jeunes d’aujourd’hui mettent à mal les méthodes d’éducation traditionnelles. L’incompréhension, source de conflits et de crainte, grandit entre générations. Le journal de l’institution a voulu en savoir plus sur cette jeunesse des années 2000 et sur sa relation « passionnelle » avec le web.

Message du président de l'Association, paru dans le rapport d'activité 2014

Les séjours de rupture - Un pas supplémentaire

Depuis quelques années, le besoin de pouvoir proposer une démarche alternative à nos foyers se fait sentir de plus en plus intensément, par une approche notamment plus courte, plus modulable et différente de l’hébergement traditionnel. Dès le début de son histoire, La Fontanelle a complété ses activités en foyer par des camps itinérants au cœur de la nature et de réels bénéfices ont rapidement été observés.

Avant-propos paru dans le rapport d'activité 2014

Du mercure dans votre terrain ?

Enfants et adolescents ont cette fabuleuse capacité à éponger ce qui se trouve dans leur environnement. Inconsciemment, ils absorbent les attitudes des personnes qui les entourent, le langage, le mode relationnel, les valeurs et bien d’autres choses encore.