Quelle image ou quel mot te vient à l’esprit à l’évocation de La Fontanelle ?
La famille. Dans le sens où à la Fontanelle ce ne sont pas que des éducs, c’est vraiment quelque chose de plus fort. Je me souviens des prénoms de chacun des éducateurs, alors que dans les autres foyers je ne m’en souviens pas. Je me souviens même de certains proverbes que mon référent me disait…

Quelle image ou quel mot te vient à l’esprit à l’évocation de La Fontanelle et de quelle façon ton placement a-t-il influencé le cours de ta vie ?


Il y en a pleins, la découverte de soi, de tout, d’autres horizons, d’autres activités.
Je pense que cela m’a permis de me poser, de comprendre ce qui n’allait pas et prendre mon envol. Aujourd’hui je regrette de ne pas avoir terminé ma scolarité obligatoire, quand on est jeune on s’en fiche et en grandissant, on remarque que cela aurait été bien de le faire.

Quels souvenirs marquants gardes-tu et quel apprentissage La Fontanelle t'a apporté ?

Les camps bien sûr ! Des aventures hors normes où j’ai découvert et appris plein de choses. La solidarité et l’entraide. En camp, c’est dur et on doit pouvoir compter les unes sur les autres pour y arriver. On a besoin de se donner des coups de main pour avancer. Les moments de partages avec les autres filles sont gravés à jamais.

Qu’est-ce que le placement au foyer filles de la Fontanelle t’a apporté ?

Mon placement à La Fontanelle m’a fait grandir, j’ai appris à vivre en communauté ainsi que des valeurs comme le respect et la solidarité. Aujourd’hui, je me rends compte à quel point mon séjour en foyer m’a aidé à devenir ce que je suis...

Quelle image ou quel mot te vient à l’esprit à l’évocation de La Fontanelle ?

Le challenge et la recherche de soi, de qui on est vraiment, qui ont pourrait être, de quoi on est capable, la conscience de soi aussi. Et la Norvège, les paysages que j’ai vus avec tous ces voyages.

Quelle image ou quel mot te vient à l’esprit à l’évocation de La Fontanelle ?
Aide ! Les éducateurs m’ont aidé à passer des étapes pas faciles pour moi. La Fontanelle, c’est comme une famille. On te met en confiance, on est là pour toi, on t’écoute, on te conseille, on t’aide à avancer.

Quelle image ou quel mot te vient à l’esprit à l’évocation de La Fontanelle ?

Mot: Sécurité Image: un soleil, parce que je m’y sens bien, je me sens vivante, importante.

De quelle façon ton placement a-t-il influencé le cours de ta vie ?

Ca m’a fait prendre de la conscience, j’ai développé de la discipline, appris à prendre soin de soi, à faire les choses « je peux le faire », le dialogue, l’échange, la capacité de cohabiter, la patience.

Quelle image ou quel mot te vient à l’esprit à l’évocation de La Fontanelle ? 
Anne-Marie ! C’est la première personne que j’ai rencontrée et elle est super imposante ! La Fontanelle sans elle ne serait pas du tout pareil.

Quelle image ou quel mot te vient à l’esprit à l’évocation de La Fontanelle ?
Un mot c’est : Expérience ! Au début, on ne sait pas trop si ce qui nous attend sera bon ou mauvais. J’ai vraiment beaucoup découvert et appris à la Fontanelle. Pour ma part, l’expérience a été plutôt bonne.

Témoignages des jeunes

Confiné-e-s à La Fontanelle, les jeunes nous confient leurs ressentis, leurs impressions et leurs questionnements sur l'avenir.

 Témoignages recueillis auprès de plusieurs jeunes filles

Quelle place occupe la nourriture chez les jeunes ? Ont-ils conscience des conséquences de ce qu’ils mangent sur leur état physique et mental ? Six étudiantes de l’École de commerce et de culture générale de Martigny ont accepté d’en discuter.

Le foyer organise un suivi très sérieux durant le placement

Que Julia* soit à La Fontanelle est un soulagement pour moi. C’était devenu vraiment très dur. Tant l’endroit que le cadre imposé aux filles m’ont plu à La Fontanelle. Ma fille est encore en pleine révolte, mais après 5 mois, je remarque déjà des changements chez elle, même si elle le nie. Je la trouve beaucoup plus épanouie.

Killian*, 16 ans, de Genève, depuis deux mois à La Fontanelle

Ici, il y a des hauts et des bas, mais en général, on s’entend tous bien. Si on fait quelque chose de travers, ça pénalise tout le monde. On essaie donc d’être solidaire « Un pour tous, tous pour un ».

Depuis 7 mois à La Fontanelle, Léna*, 17 ans, de Neuchâtel, raconte:

Vivre entourée de filles me faisait peur. Je redoutais les conflits. Au début, j’évitais de créer des liens. Je voulais régler mes problèmes dans mon coin. Mais d’être ensemble 24 heures sur 24 m’a empêché de faire cela. Les filles m’ont aidée à sortir de ma grosse carapace.

Ici, on est jamais seule, constate Anaïs*, de Fribourg, 17 ans et depuis un an à La Fontanelle

Vivre en communauté était difficile au début. Faire à manger pour dix, mais aussi réfléchir pour dix!

On apprend beaucoup pour notre avenir professionnel et social

 Je crois avoir trouvé assez facilement ma place ici. J’aime l’idée de faire des travaux manuels, qui plus est en groupe. Ça nous permet de discuter, tout en bossant.

Anne*, maman de Mila*, de Fribourg

Lorsque ma fille était en hôpital psychiatrique, j’avais peur à l’idée qu’elle soit entourée de personnes avec les mêmes problèmes qu’elle. Avec La Fontanelle, je n’ai pas ressenti cette crainte.

Zoé*, 16 ans, de Lausanne, depuis 7 mois à La Fontanelle

Je pense que le fait de ne pas avoir droit à notre téléphone favorise les relations humaines. On crée de vraies relations sociales.

On fait énormément d’activités en groupe, et selon le comportement de certaines personnes, toute la dynamique peut être ralentie. Cette vie en communauté, cette collectivité, ne veut pas dire que l’on s’oublie soi-même.

De la structure hospitalière à l'institution éducative, trajectoire.

Céline, 17 ans, a passé six mois à la Chrysalide, l’unité pédopsychiatrique de l’hôpital de Marsens (Fribourg), avant d’arriver à La Fontanelle, il y a une année et quelques jours. Elle a accepté d’évoquer son parcours dans chacune des structures et son passage de l’une à l’autre.

Interview paru partiellement dans l'Echo de juin 2015

Vanessa a séjourné à La Fontanelle de mars 2010 à mai 2011. Elle revient sur cette expérience :

Je vis à Fribourg avec mon père et je suis en 2ème année d’apprentissage CFC d’employée de commerce. Mon copain est électricien de réseau, en formation de 2ème année d’apprentissage

Interview paru partiellement dans l'Echo de décembre 2014

Jonathan a séjourné à La Fontanelle d’avril 2008 à août 2009. Il a participé aux différents camps de la structure, fait ses trois phases du programme au foyer et avec Ludovic Vayssière, son éducateur référent à l'époque, il revient sur cette étape importante de sa vie.